Bargy: l’abattage des bouquetins est reporté

CNPN : un groupuscule ultra minoritaires d'hyper activistes

Le préfet de la Haute-Savoie a annoncé vendredi qu'il n'y aurait "pas d'abattage total" des 300 bouquetins du massif du Bargy, atteints de brucellose, contrairement à ce qui avait été annoncé fin septembre.

"Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, m'a demandé (...) que le protocole d'éradication de la brucellose des bouquetins du Bargy soit revu, afin d'intégrer les dernières données scientifiques disponibles", indique le préfet Georges-François Leclerc dans un communiqué.

"Il n'y aura par conséquent pas d'abattage total des bouquetins du massif du Bargy dans les jours qui viennent", ajoute-t-il.

Le nouveau protocole d'éradication "sera connu début décembre", selon la même source.

Fin septembre, le préfet avait annoncé un abattage total, destiné à empêcher une contamination des cheptels, suivi d'une réintroduction de bouquetins sains après une période de vide sanitaire.

Les services de l'État s'orientent désormais vers un abattage ciblé des seuls bouquetins malades qui auront été repérés après un dépistage, selon une source proche du dossier. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) devrait prochainement valider un test de dépistage rapide de la brucellose permettant de détecter les animaux malades in situ.

"On passe d'une logique d'éradication du bouquetin à une logique d'éradication de la brucellose", indique cette source proche du dossier.

Selon l'AFP, d'un point de vue politique, la mort de Rémi Fraisse lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens aurait aussi pesé en faveur de cette solution, les associations de défense de l'environnement s'étant fortement mobilisées contre l'abattage total des bouquetins.

Bernard Mogenet
Bernard Mogenet

Bernard Mogenet, président de la FDSEA des Savoie, celui qui veut "réinventer l'action syndicale"  a dénoncé ce "recul du gouvernement sous la pression de groupuscules ultra minoritaires hyper activistes qui siègent au CNPN", des "officines vertes gavées d'argent public", selon un communiqué.

Face à ce "mépris" de leur travail, le syndicat agricole affirme que les agriculteurs vont "prendre exemple sur ces nouveaux modes d'expression, pour la plupart illégaux mais non réprimés, que l'on a vu récemment au sujet du barrage de Sivens".

Pourtant, Bernard Mogenet avait déclaré : "Les bouquetins sont des animaux magnifiques. Mais est-ce raisonnable de laisser des animaux malades et qui souffrent dans la montagne?" Comme l'État s'orientent désormais vers un abattage ciblé des seuls bouquetins malades qui auront été repérés après un dépistage. Ils devraient donc se mettre d'accord, sauf si la FNSEA/FDSEA et Bernard Mogenet nous racontent des bobards, encore une fois.

La FNSEA n’a pas besoin de prendre exemple sur qui que ce soit, elle casse très bien toute seule

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