De gérer les loups à éradiquer les bâtards

Après "Les bergers sont les premiers écologistes", voici "Les bergers sont les vrais protecteurs du loup"

Communiqué de presse du 28 novembre 2014 à Manosque

LycanthropeCe qui motive notre présence, ce soir, nous, les représentants du monde de l’élevage et des bergers, est si grave que nous avons tenu à nous rassembler tous, pour la première fois, pour parler d’une seule voix.

Faut-il qu’il y ait vraiment urgence pour que nous soyons tous réunis ce soir pour dire à quel point le projet d’extension de la convention de Berne aux hybrides du loup qui se prépare en ce moment à Strasbourg, est grave et dangereux. Dangereux non seulement pour nous qui sommes déjà tellement malmenés par les loups, mais aussi pour notre pays, pour nos enfants.

Il y a seulement quelques jours, nous avons appris par le Ministère de l’Ecologie la préparation de ce projet mené dans la précipitation. Ce texte sera en effet examiné par le comité de Berne, à Strasbourg, la semaine prochaine et jusqu’au 5 décembre.

Nous remercions le député européen José Bové qui à notre demande est intervenu pour exiger le retrait du texte.

Il nous rejoint pour dire que ce projet est en tous points une aberration. Tout d’abord sur le plan écologique. Il détourne la convention de Berne de son objectif qui est la protection de la faune SAUVAGE. C’est comme si, demain, on se mettait à protéger les cochongliers !

Une aberration pour l'élevage

C’est aussi une aberration pour l’élevage. On sait que ces hybrides attaquent davantage les troupeaux et on se demande s’ils ne peuvent devenir dangereux pour l'homme. On comprend mieux les modifications de comportement que tous les éleveurs ont observé : des animaux qui s’approchent de l’homme, mangent dans les poubelles, sortent le jour autant que la nuit, des prédateurs de plus en plus audacieux sur nos troupeaux. Les protéger, ça reviendrait à laisser proliférer de véritables monstres que nous ne pourrons absolument plus contrôler !

Et puis, imaginez un peu à quelle aberration on arrive : on veut protéger des animaux dont la présence va faire disparaitre le loup, le vrai, le « Canis lupus ». Le texte préparatoire du comité permanent de Berne fait cet aveu incroyable que « l’hybridation Loup-Chien est une menace critique sur la population de loups sauvages : la preuve génétique et phénotypique a été rassemblée dans la plupart des Régions italiennes, incluant le périmètre des plus grands Parcs nationaux. »

La protection du loup repose sur un mensonge

La protection du loup repose sur un mensonge et une dissimulation lorsqu’elle s’applique non pas au « Canis lupus » mais à des « bâtards ».

Si on lit les études réalisées récemment par des scientifiques italiens, on se demande si l’hybridation n’est pas tellement avancée que les vrais loups ont probablement déjà disparu.

Les Italiens ont bien compris que cette hybridation est ancienne : elle remonterait aux années 40 à 70. A cette époque, il ne restait qu’une centaine de loups en Italie pour des dizaines de milliers de chiens errants !

Les gènes ont eu tout le temps de se répandre à toute la population de loups. Et comme le nuage de Tchernobyl, les hybrides ne se sont pas arrêtés à la frontière française !

Le gène du chien est largement présent chez les loups français. On le sait depuis longtemps et on a tout fait pour cacher cette information capitale au grand public. Comment les gens auraient-ils pu accepter qu’on consacre des dizaines de millions d’euros à protéger des hybrides ?

Les chiens-loups doivent être abattus

L’hybridation avérée des loups en France a une autre conséquence directe : ces chiens loups ou loups chiens ne peuvent plus bénéficier du statut de protection de la convention de Berne. Ils doivent donc être abattus sans hésitation par les chasseurs ou les éleveurs qui ne peuvent plus être condamnés pour ça !

Aujourd’hui, on n’en est plus à savoir combien de loups on a le droit d’abattre. Les éleveurs demandent qu’on abatte immédiatement ces chiens-loups par mesure de précaution, y compris au-delà des quotas, y compris sur le territoire des parcs nationaux !

  • Nous demandons la mise à disposition publique des analyses génétiques et de toutes les données scientifiques permettant de justifier qu’il s’agit de loup ou non.
  • Nous demandons la transparence totale sur l’analyse de référence permettant de prétendre qu’il s’agit d’un loup italien.
  • Nous exigeons la même transparence sur le loup italien.
  • Nous demandons la réhabilitation des chasseurs et des éleveurs qui, dans le passé, ont été condamnés.
  • Nous demandons bien sûr à l’Europe de renoncer à ce projet démentiel
  • Nous demandons à l'Europe de rembourser à l’Etat français les sommes dépensées inutilement à protéger des chiens-loups ou des loups-chiens.
  • Nous demandons aux élus français d’intervenir à leur tour auprès du comité de Berne pour qu’ils renoncent à cette folie."

Association Éleveurs et Montagnes

"On lui donne le doigt et il vous prend le bras".
6, puis 11, puis 24, et enfin 36 loups! Demain, 300 loups? Y a-t-il un pilote dans l'avion?

"Le droit français reprend les engagements et obligations de résultats des conventions internationales et directives européennes."

  • Une loi du 3 août 1882 demande la destruction du loup : plus de 1.300 loups sont détruits en 1883 sur le territoire national (chassés par des lieutenants de louveterie, piégés, empoisonnés à la strychnine ou à la noix vomique laissées à l'intérieur de cadavres), puis quelques centaines chaque année jusqu'en 1902.
  • En 1940, le loup a totalement disparu du territoire français et de la plupart des pays voisins. "Et si nos ancètres l'ont éradiqué, c'est qu'ils avaient de bonnes raisons!" Les éleveurs peuvent enfin délaisser la protection des troupeaux contrairement aux pays voisins qui continuent à garder avec bergers et chiens de protection.
  • C'est officiellement le 5 novembre 1992 que les deux premiers loups ont été aperçus en Alpes maritimes, dans le Parc national du Mercantour, formant la meute Vésubie-Tinée, meute historique du retour du loup en France. Le loup est une espèce intégralement protégée. "Des irresponsables ont réintroduits des hybrides élevés. Avec les écologistes, il faut s'attendre à tout. On le savait depuis le début et on l'a toujours dit !"

2004 : Début des "prélèvements" : En mars 2004, la population de loups est considérée par les scientifiques responsables de son suivi comme une petite population en expansion : estimation provisoire de l’ordre de 55 individus (sédentarisés et en dispersion compris), effectif hivernal 2003/2004 de 39 individus dans 13 zones de présence permanente.  Le gouvernement décide en 2004 le « prélèvement » de 10% des individus réellement dénombrés, soit le retrait de 4 individus. (Plan d’action loup 2004-2008, 8 novembre 2004).  « Ces destructions ne doivent pas nuire au maintien, dans un état de conservation favorable, de la population de loups dans leur aire de répartition naturelle. »

  • 2004 : 2 loups. 
  • 2005 : 1 loup.
  • 2006 : 2 loups.
  • 2007 : 0 loup
  • 2008 : 0 prélèvement (44 tirs de défense et 1 prélèvement autorisés)
  • 2009 : 1 loup prélevé (67 tirs de défense, 2 prélèvements autorisés)
  • 2010 : 0 prélèvement (plafond de 6 loups) :  "On ne veut pas d'un plafond, on veut un quota"
  • 2011 : 6 loups ont été prélevés (quota de 6 loups). En 2011/2012, le quota de six loups détruits, "sans nuire à l'état de conservation de l'espèce", a été atteint du fait de l'abattage volontaire et autorisé de trois loups et du braconnage de trois autres bêtes. « Les éleveurs victimes d'attaques de loups vont pouvoir procéder à deux tirs supplémentaires de défense d'ici avril prochain, après autorisation du ministère de l'Ecologie, alors que les tirs sont en principe suspendus pour cette espèce protégée en Europe. Le ministère a proposé que l'on puisse réintroduire la possibilité de tir de défense pour deux loups en anticipation du plafond maximum autorisé de l'année prochaine. »
  • 2012 : 5 loups ont été prélevés en 2012 (plafond de 11: 9+2) : "On veut pouvoir reporter  le quota non réalisé sur l'année suivante. 12, ce n'est pas assez, ils pullulent! Les chasseurs avec nous!"
  • 2013 : 8 loups ont été prélevés en 2013 (plafond de 24: 22+2) - (Cas de mortalité du loup en France, après l'arrêté du 16 mai 2013 qui couvre la période du 15 mai 2013 au 30 juin 2014) : "Les éleveurs et les chasseurs doivent pouvoir tirer les loups sans permis, sans contrainte administrative, sans besoin d'autorisation, sans poursuite".
  • 2014 : actuellement 13 loups prélevés pour un plafond de 36: 24+12. (Cas de mortalité du loup en France, après l'arrêté du 30 juin 2014 qui couvre la période du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015. " Ce sont des bâtards, ils doivent donc tous être abattus sans hésitation par les chasseurs ou les éleveurs qui ne peuvent plus être condamnés pour ça ! Nous demandons à l’Etat de réinstaurer l’aide financière à toute personne qui apporte la preuve de l’abattage de ce prédateur, comme cela se pratiquait par le passé et qui avait permis d’éradiquer cette espèce. "
Commentaires